Ce que j’ai appris des autres pays qui affrontent l’itinérance
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Le 28 mai 2026, j’ai présenté un exposé lors de la conférence « Data That Makes a Difference » tenue à Calgary et organisée conjointement par la Calgary Homeless Foundation et l’École de politique publique de l’Université de Calgary. Ma présentation s’intitulait « Ce que j’ai appris des autres pays qui luttent contre l’itinérance » et vous pouvez consulter mes diapositives ici.
Voici 10 points à retenir :
1. J’organise des voyages d’étude depuis 2023. Parfois, ces voyages sont organisés en partenariat avec une autre organisation, tandis que d’autres fois, je les organise moi-même. J’ai accompagné des groupes à New York, à Londres (R.-U.), à Edmonton, à Calgary, à Helsinki, à Dublin et à Belfast.
2. La structure de chaque voyage d’étude est similaire. Le voyage dure habituellement cinq jours. Il couvre parfois une seule ville, et parfois deux villes à la fois. Chacun comprend également plusieurs webinaires préalables de telle sorte que les participants puissent «passer à l’action » dès leur arrivée dans la ou les villes de destination.
3. La planification d’un voyage d’étude peut prendre jusqu’à deux ans. La planification préliminaire consiste à identifier les partenaires potentiels (c.-à-d. des organisations locales qui souhaitent apporter de l’aide). Cela implique aussi un certain travail de sélection de ma part (c.-à-d. cibler les programmes et les sites d’étude les plus novateurs).
4. Le réseautage professionnel est essentiel. Les participants sont principalement des dirigeants chevronnés, ce qui signifie que nous attirons de nombreux PDG, des directeurs exécutifs, des vice-présidents et des directeurs. Étant donné qu’ils proviennent généralement de différentes villes, ce voyage d’étude leur permet de rencontrer leurs pairs qui travaillent ailleurs.
5. Chaque voyage d’étude est suivi d’un rapport robuste. Je prends énormément de notes au cours des webinaires et tout au long du voyage d’étude (je veille également au contrôle de la qualité en envoyant des brouillons de notes aux présentateurs afin qu’ils puissent les relire). Le rapport offre à chaque participant un document «à emporter » et devient également un document public.
6. Nous avons appris trois leçons importantes à New York. Premièrement, les droits légaux ne produisent pas toujours les résultats attendus. Deuxièmement, Safe Havens offre un hébergement d’urgence qui permet plus d’intimité que les autres options d’urgence. Et troisièmement, les bibliothèques publiques peuvent travailler efficacement avec les refuges pour familles (vous trouverez plus de détails sur l’ensemble des conclusions ici).
7. À Londres, nous avons acquis des connaissances sur l’échelle. La ville dispose de plusieurs fournisseurs de logements sociaux qui comptent plus de 100 000 logements chacun. Également à Londres, nous avons découvert une approche de type Uber face à l’entretien, soit une application permettant aux citoyens soucieux d’une situation d’obtenir de l’aide lorsqu’ils voient une personne dormant à la rue, ainsi qu’un service d’accompagnement en milieu incarcéral qui aide les détenus à se réintégrer à la communauté tout en restant logés (pour de plus amples détails, cliquez ici).
8. À Helsinki, nous avons appris que des hauts niveaux de dépenses sociales publiques peuvent mener à une quasi éradication de l’itinérance visible. La Finlande consacre d’importants investissements dans les dépenses sociales publiques, y compris des dépenses ciblées dans le logement social et des aides au logement (c.-à-d. une aide financière qui aide les locataires à payer des loyers élevés). À Helsinki, nous n’avons pas vu une seule personne qui dormait à la rue (pour de plus amples détails, cliquez ici).
9. À Belfast, nous avons appris que des politiques de logement novatrices peuvent souvent entraîner certains risques. Les responsables locaux ont mis sur pied une approche Logement d’abord pour les jeunes faisant appel à une pensée différente (ce qui comprend aller chercher les jeunes à haut risque dans des fêtes ou des boîtes de nuit où ils peuvent être très vulnérables). De telles approches ne plaisent pas toujours aux bailleurs de fonds, et en particulier lorsqu’un programme débute (pour de plus amples détails, cliquez ici).
10. Notre prochaine aventure se passera à Amsterdam. Nous avons hâte d’en apprendre davantage sur l’approche adoptée par ce pays en matière de réduction des méfaits, le rôle des personnes qui possèdent de l’expérience vécue et les approches novatrices dans le domaine de la prévention de l’itinérance chez les jeunes, tout cela dans un pays qui possède plus de logements sociaux par habitant que tout autre pays de l’OCDE. Ce voyage d’étude se déroulera en février 2027 et vous pouvez vous inscrire ici!
En résumé. Je n’ai jamais entendu un participant à un voyage d’étude regretter son expérience. Les voyages d’étude représentent un excellent moyen de découvrir des approches novatrices dans le domaine de l’itinérance et des logements hors marché, tout en établissant un réseau professionnel de choix.
Je tiens à remercier Jenny Morrow et Annick Torfs pour leur aide dans la préparation de ce billet de blogue.
